Le traceur de courbes YFX


YFX est un programme LiliMath qui permet d'étudier simultanément jusqu'à 4 fonctions définies par des expressions du type y=f(x). Cette étude peut se faire de deux manières :
- graphiquement, à l'aide des représentations graphiques
- numériquement, à l'aide de tableaux de valeurs

Sommaire :


  1. YFX : mode d'emploi
  2. L'interface de YFX

    L'écran est divisé en 2 parties :

    Boutons de commande

    Les boutons de commandes sont :
    Y= pour définir les fonctions à étudier.
    CONFIGpour définir les paramètres utilisés pour les représentations graphiques et les tableaux de valeurs.
    TABLEpermet de passer en mode tableau de valeurs.
    COURBEpermet de passer en mode représentation graphique.
    MENUdonne accès à des commandes spéciales
    AIDEpour afficher le fichier d'aide en ligne.
    QUITTERpermet de quitter le programme.

    Définition des fonctions étudiées

    Appuyer sur le bouton Y= permet de définir les 4 fonctions à étudier.
    Une boîte de dialogue permet de remplir les champs Y1, Y2, Y3 et Y4 qui correspondent aux quatre fonctions.
    Certains de ces champs peuvent rester vides.
    La définition d'une fonction f(x) peut utiliser les opérations (+, - , * , / et ^) ainsi que des parenthèses sur plusieurs niveaux.
    Le symbole * de la multiplication peut être omis s'il ne se trouve pas entre deux lettres.
    Le symbole ² représente la fonction carré.
    L'expression PI représente le nombre pi.
    Les fonctions suivantes sont définies :
    FRAC partie fractionnaire
    ENT partie entière
    ABS valeur absolue
    RAC racine carrée
    CAR carré
    SIN sinus
    COS cosinus
    TAN tangente
    ARCSIN arc sinus
    ARCCOS arc cosinus
    ARCTAN arc tangente
    ARGSH argument sinus hyperbolique
    ARGCH argument cosinus hyperbolique
    ARGTH argument tangente hyperbolique
    EXP exponentielle
    LN logarithme népérien
    LOG logarithme décimal
    SH sinus hyperbolique
    CH cosinus hyperbolique
    TH tangente hyperbolique

    En mode Courbe

    Utilisation de la souris
    Utilisation du clavier

    En mode Table

    Configuration du mode Courbe

    Appuyer sur le bouton Configurer permet de définir les caractéristiques du repère utilisé pour la représentation graphique.
    Une boîte de dialogue permet de remplir les champs :
    Xminvaleur minimale de x
    Xmaxvaleur maximale de x
    Xgradpas de graduation de l'axe des x
    Yminvaleur minimale de y
    Ymaxvaleur maximale de y
    Ygradpas de graduation de l'axe des y

    Configuration du mode Table

    Appuyer sur le bouton Configurer permet de définir les caractéristiques du tableau de valeurs.
    Une boîte de dialogue permet de remplir les champs :
    Xdepvaleur initiale de x
    Pasdifférence entre deux valeurs successives de x

    Utilisation du menu

    Le menu permet de sauvegarder : Il permet aussi d'imprimer les courbes ou les tableaux.
    Attention : l'impression des courbes n'est possible que sur des imprimantes compatibles Epson ou IBM Proprinter.

    Thèmes d'utilisation de YFX

    La possibilité de tracer des courbes définies par des équations du type y=f(x) pourra être exploitée en 4ème ou en 3ème dans différents contextes.

    Equations de droites
    On pourra facilement mettre en évidence le rôle des paramètres a et b dans l'équation y=ax+b d'une droite en traçant de nombreuses droites de façon simultanée. En se limitant aux droites d'équations y=ax on fera apparaître les relations entre a et la direction de la droite, ce qui justifiera la dénomination "coefficient directeur". En fixant la valeur de a et en faisant varier b on remarquera que les droites de même coefficient directeur sont parallèles (on passe de l'une à l'autre par une translation) et on pourra donner un sens à l'expression "ordonnée à l'origine" utilisée pour nommer b.

    Equations et inéquations du premier degré
    La solution d'une équation du type ax+b=cx+d peut être obtenue avec le point d'intersection des droites y=ax+b et y=cx+d. On peut relier le problème de l'existence de solutions avec la position relative des deux droites. D'autre part la relation entre équation et inéquation apparaît de façon assez claire.

    Equations non linéaires
    Les problèmes donnant lieu à des équations non linéaires permettent souvent de vraies activités de recherche car les élèves ne disposent pas de méthodes toutes faites pour les résoudre. Qu'il s'agisse de résoudre une équation, de rechercher un maximum ou un minimum la construction de graphiques et surtout leur interprétation sera toujours une phase intéressante.

  3. Racines carrées avec YFX
  4. L'utilisation de YFX permet d'introduire graphiquement la notion de racine carrée à partir de celle de carré.

    Tracé de la courbe y=x².

    On commence par tracer la courbe y=x². Il suffit pour cela d'appuyer sur le bouton "Tracer" et d'entrer x² ou x*x dans la ligne d'édition de la boîte de dialogue qui apparaît.
    On valide avec la touche Entrée et la courbe se trace immédiatement.

    Pour permettre à chacun de comprendre la signification de cette courbe, on peut commencer par vérifier qu'elle passe bien par les points de coordonnées (n, n²) avec n entier relatif. Il suffit de montrer ces points avec la souris et d'appuyer sur le bouton droit. Ce faisant on pourra remarquer facilement que les carrés sont toujours positifs et que le fait que deux nombres opposés ont le même carré se traduit par l'existence d'un axe de symétrie.

    Equation x²=a

    On se propose ensuite de résoudre l'équation x²=5.
    Les élèves pourront commencer par chercher une solution en faisant glisser la souris le long de la courbe. Il sera aussi intéressant de faire tracer la droite y=5.
    Cette droite permet de placer correctement la souris de façon immédiate. Mais elle nous montre aussi qu'il existe deux solutions qui correspondent d'ailleurs à des points symétriques. On appellera racine carrée de 5 la solution positive.
    Le programme indique 2.2 comme valeur de la racine de 5. On peut vérifier rapidement qu'il s'agit d'une valeur approchée. Pour obtenir une approximation plus précise on peut utiliser le bouton "Loupe" et agrandir la partie du plan qui entoure le point intéressant. En recommençant plusieurs fois cette opération on peut obtenir trois décimales.
    On revient à la figure de départ en appuyant sur le bouton "Rétablir" et on se demande si ce que l'on a observé s'applique à d'autres valeurs que 5. La figure permet de voir rapidement que l'équation x²=a n'a de solutions que si a est positif; lorsqu'on trace une droite d'équation y=a avec a négatif, elle ne coupe pas la courbe y=x². On pourra aussi noter le rôle de 0 qui correspond à un point de l'axe de symétrie; comme ce point est son propre symétrique, il correspond à une solution 'double'.

    La courbe y=rac(x)

    On efface la courbe y=x² (en utilisant le bouton "Effacer") et on trace la courbe d'équation y=rac(x); "rac" signifie racine carrée pour le programme.
    On peut immédiatement observer que la courbe n'occupe que la partie droite de l'écran, les nombres négatifs n'ont pas de racine carrée.
    La forme de la courbe obtenue rappelle celle qu'on avait auparavant avec y=x². On trace de nouveau la courbe y=x² pour avoir les deux courbes simultanément à l'écran. On constate alors une symétrie entre la courbe y=rac(x) et une partie de la courbe y=x². On peut même tracer l'axe de cette symétrie en remarquant qu'il s'agit de la droite y=x.

    Comment comprendre l'existence de cet axe de symétrie ? La symétrie entre les relations y=x² et x=rac(y) constitue un élément d'explication, surtout si l'on a déjà remarqué que la symétrie par rapport à la droite y=x s'obtient en inversant le rôle de l'abscisse et de l'ordonnée.
    On pourra enfin profiter du graphique obtenu pour étudier des équations et des inéquations du type x²=x ou rac(x)>x.

    Conclusion

    Cette façon d'introduire la notion de racine carrée permet aux élèves d'associer des images à des propriétés algébriques. Cela ne dispense pas d'en donner des explications ou démonstrations de type algébrique, mais cela permet sans doute à certains de mieux les mémoriser. D'autre part, l'établissement de relations entre un graphique et des propriétés algébriques constitue un travail profitable pour tous.

Voir aussi :